Il y avait
autant de couleurs
dans les plumes
qu'il y en a dans un
arc-en-ciel après la
pluie, et les plumes
brillaient tellement
que Buse dû tourner
les yeux.
Il y a très
longtemps, les
oiseaux n'avaient
pas d'habits. Ils
parlaient comme les
gens, mais ils
étaient timides et
se cachaient. Un
jour ils décidèrent
de se réunir en
conseil.
" Nous
devons aller voir le
Créateur et lui
demander des
habits," dit
Aigle. "Tous
acceptèrent. Mais
qui serait le
messager ? "
Il pouvait
voler longtemps à
cause de ses grandes
ailes, monter plus
haut que tous les
autres oiseaux et
donc se rapprocher
plus facilement du
soleil où le
Créateur habitait.
Tous les
oiseaux brûlèrent du
tabac et envoyèrent
leurs prières au
Créateur, puis Buse
se mit en route.
C'était un
long voyage. Buse
volait et volait. Il
mangeait la
nourriture qu'il
avait emmenée et
était toujours loin
de l'endroit où
vivait le Créateur .
Il commença
à avoir faim, si
faim qu'il s'arrêta
et mangea des
poissons morts
rejetés sur le
rivage en dessous de
lui.
Ils étaient
pourris et puaient.
Mais sa faim était
grande et il ne le
remarqua pas.
Il continua
sa route.
Maintenant
il était près du
soleil; il s'éleva
encore plus. Le
soleil dégageait une
chaleur brûlante,
mais il continua à
s'élever.
La peau de
sa tête nue brûla à
la chaleur du
soleil, mais il
arriva enfin à la
maison du Créateur.
"Je
t'attendais " ,
dit le Créateur,
" parce que j'ai
entendu les prières
des oiseaux. Je vais
te donner des habits
faits de belles
plumes pour
rapporter chez toi."
Puis il
montra à Buse les
habits qu'il avait
préparés. C'était
très beau en effet.
Il y avait
autant de couleurs
dans les plumes
qu'il y en a dans un
arc-en-ciel après la
pluie, et les plumes
brillaient tellement
que Buse dû tourner
les yeux.
"Bon", dit
le Créateur, " Je
sais combien il t'a
été dur de voler
jusqu'à moi. Tu as
le droit de choisir
le premier ton
costume de plumes.
Mais souviens-toi,
tu ne peux essayer
chaque costume
qu'une seule fois."
Buse était
très content. "
Je dois choisir les
plus belles plumes,
" se dit-il.
" Comme çà tout
le monde les verra
et se rappellera que
c'est moi qui ait
rapporté des habits
aux oiseaux. "
Il essaya un
costume de plumes
bleu clair et
blanche avec une
casquette
désinvolte.
"Non", dit-il
en l'enlevant, "pas
assez clair". Et
ainsi ce costume fut
pour Geai Bleu.
Il essaya un
autre costume d'un
rouge brillant et
noir avec une grande
crête. "Non",
dit-il, " le
rouge ne me va pas."
Ce costume fut donc
pour Cardinal.
Il essaya un
autre costume gris
et noir avec un
gilet écarlate. Il
fut de nouveau
insatisfait et ce
costume fut pour
Rouge-Gorge.
Il enfila un costume
aussi jaune que le
soleil avec de
magnifiques
marquages foncés.
"Trop de noir sur
celui là", dit-il;
et ce fut pour
Chardonneret.
Le
Créateur regardait
patiemment Buse qui
essayait chaque
costume. Aucun d'eux
ne lui allait.
Parfois les plumes
étaient trop
longues. Parfois
elles ne l'étaient
pas assez.
Certaines
étaient trop
foncées, d'autres
trop claires.
Aucunes d'elles ne
semblaient aller au
messager de tous les
oiseaux.
Finalement
Buse essaya un
costume qui était
trop petit pour lui.
Tous les
autres costumes
s'élargissaient ou
se rétrécissaient
pour aller à
l'oiseau qui le
choisissait, mais ce
dernier costume
était trés serré.
Buse
l'étira. Finalement
il réussit à le
mettre. Il laissait
ses pattes et son
cou nus; et la peau
rouge de son crâne
chauve restait
découverte. Il
regarda le costume.
C'était pas
beau. Pas beau du
tout. Les plumes
étaient à peine
colorées- juste un
peu maronnasse.
Elles n'étaient pas
brillantes et belles
comme les autres.
Buse n'était pas
content.
" C'est
le pire de tous"
dit-il.
Le
Créateur sourit.
"Buse", dit-il,
" c'est le dernier
costume. Ce sera
désormais le tien."
Désormais vous
pouvez voir Buse
avec le costume
qu'il a mérité. Il
mange toujours des
choses mortes depuis
longtemps en raison
de ce qu'il a mangé
lors de son voyage
vers le Créateur.
Et bien que
certains se moquent
de son style, Buse
se souvient toujours
qu'il est le seul à
avoir pu faire ce
long voyage.
Même
dans son costume de
plumes sales qui ne
lui va pas, même
avec son crâne brûlé
par le soleil, il se
souvient qu'il a été
choisi pour être le
messager des
oiseaux.
Lorsqu'il
fait de nombreux
cercles dans le
ciel, il est près du
Créateur. Alors,
même dans son
costume de plumes
mal seyant, il est
fier.