Les chants

Le silence
Prière amérindienne
 
 

Le silence est l'équilibre absolu de ton corps
L'homme qui préserve l'unité de son être
reste à jamais calme et inébranlable
devant les tempêtes de l'existence,
pas une feuille
du corps, de l'esprit et de l'âme.
 qui bouge sur l'arbre,
pas une ride à la surface étincelante du lac,
voilà aux yeux du sage --fut-il illettré--
l'attitude idéale et la meilleure conduite de vie

Si vous lui demandez :
''Qu'est-ce que le silence ?''
Il répondra :
''C'est le grand mystère !
Le silence sacré est sa voix !''

Si vous lui demandez :
''Quels sont les fruits du silence ?''
Il dira :
''C'est la maîtrise de soi,
le courage vrai et l'endurance,
la patience, la dignité et le respect.
Le silence est la pierre d'angle du caractère''.
 

 

 

PRIÈRE AMÉRINDIENNE AUX SIX DIRECTIONS


Grand-Esprit d’Amour,
viens à moi avec la puissance du Nord
(couleur blanche)
.
Rends-moi courageux lorsque les vents froids me fouettent.
Donnes-moi la force et le courage

devant tout ce qui est dure, tout ce qui me fait mal,
tout ce qui me fait tordre de douleur.
Fais-moi passer à travers la vie
en absorbant tout ce que le Nord m’apportera d’épreuves.

 

 

Grand-Esprit de Lumière,
viens à moi de l’Est
(couleur jaune)
avec la puissance du soleil levant.
Que mes paroles soient toujours lumière.
Éclaires les chemins que je vais parcourir aujourd’hui.
Rappelles-moi le don de chaque jour nouveau.
Et ne me laisses jamais à ce point accablé de chagrin
que je ne sache plus comment me relever et recommencer.

 

 

Grand-Esprit de la Création,
envoie-moi  les vents doux et chauds du Sud
(couleur rouge)
Caresses-moi et soi mon réconfort
lorsque je suis mort de fatigue et transi de froid.
Ouvres-moi comme les bourgeons,
comme la brise ouvre les feuilles des arbres.
Et comme, tu donnes à la terre tes vents chauds et mouvants,
gardes-moi près de Toi, source de toute chaleur.

 

 



Grand-Esprit,  Donneur de Vie,
je fais face à l’ouest
(couleur noire)
la direction du coucher du soleil.
Rappelles-moi chaque jour que le moment de la nuit viendra
où mon soleil se couchera et s’éteindra.
Ne me laisses jamais oublier que je dois me blottir contre Toi.
Donnes-moi, alors quelques couleurs vives,
un ciel d’or éclatant pour mon déclin,
de sorte que lorsque viendra le moment de te rencontrer,
je puisse resplendir de gloire.

 

 



Grand-Esprit de toute Vie,
je te prie, bien collé à cette terre
(couleur verte).
Aides-moi à me rappeler, lorsque je m’étends sur le sol,
que je dois rendre grâce à cette terre
et de ne jamais lui faire de mal en la piétinant.
Donnes-moi des yeux tout plein d’amour
pour tout ce que la Terre, notre Mère, nous fournit,
et apprends-moi à aimer tous tes dons.

 

 



Grand-Esprit des cieux sans fin (couleur bleue)
élèves-moi vers Toi, que mon coeur puisse te vénérer
et aller vers Toi dans la gloire.
Fais que je n’oublie pas que tu es mon Créateur,
plus grand que moi, mais si avide de me voir vivre bien.
Que tout ce qui est dans l’univers
élève mon esprit et ma vie vers Toi
afin que je puisse cheminer vers Toi
dans la vérité et avec mon cœur. 

 

 

 

Blanc :  Pour mes indifférences  Noir :  Pour mes violences  
Jaune :  Pour mes jalousies   Vert :  Pour mes découragements  
Rouge :  Pour mes colères  Bleu :  Pour mes mensonges

  

 

 

"LE COMBAT INTERIEUR"

 

Un vieil homme Cherokee apprend la vie à son petit fils.

"Un combat a lieu à l'intérieur de moi, dit-il au garçon. Un combat terrible entre deux loups.
L'un est mauvais : il est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges, vanité, supériorité et ego.

L'autre est bon : il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.

Le même combat a lieu en toi-même et à l'intérieur de tout le monde."

Le petit-fils réfléchit pendant une minute puis demanda à son grand père :

"Quel sera le loup qui vaincra ?"

Le vieux Cherokee répondit simplement :

"Celui que tu nourris."

 

 

 

Le chant de jubilation de Tsoai-Talee

 

Je suis une plume dans le ciel lumineux

Je suis le cheval bleu qui galope dans la plaine

Je suis le poisson qui virevolte et miroite dans l'eau

Je suis l'ombre qui suit l'enfant

Je suis la luminosité de l'après-midi, l'éclat des prairies

Je suis l'aigle qui joue avec le vent

Je suis un bouquet de perles étincelantes

Je suis la plus lointaine étoile

Je suis le grondement de la pluie

Je suis le scintillement sur la neige croûtée

Je suis la large traînée de la lune sur le lac

Je suis une flamme de quatre couleurs

Je suis un cerf qui s'éloigne au crépuscule

Je suis un champ de sumac et la pomme blanche

Je suis un vol d'oies dans le ciel d'hiver

Je suis la faim d'un jeune loup

Je suis totalement le rêve de ces choses.

.

Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant

Je suis en bons termes avec la terre

Je suis en bons termes avec les dieux

Je suis en bons termes avec tout ce qui est beau

Je suis en bons termes avec la fille de Tsen-Tainte

Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant ..

 

 

 


RENAISSANCE

La neige est une pensée
qui tombe, un souffle continuel
d'ascensions, de boucles, de spirales
de plongeons dans la terre
comme de blanches lucioles
désirant se poser, prises
dans la bourrasque
entre les maisons
plongées comme des mites
dans leur propre lumière
comme un qui s'étonne
que la neige soit une longue mémoire
d'aile qui traverse l'hiver.

 



 

CHANT DE L'EAU

L'eau traverse longuement
notre terrain. Quand
nous trouvons une feuille
ou l'aile d'une libellule
dans l'eau, nous la repêchons .
La remettre signifie qu'autre chose
doit mourir et y être rejeté .
Si l'eau est claire,
nous vérifions qu'aucune impureté
ni rien ne la souille.

 

Steve Crow (Cherokee Irlandais)

 
 
 

 

Paroles indiennes
 

Je chante comme un arbre à guitares

Dans le vent jaune des chaleurs.

Là-bas pousse l’herbe verte, ici elle se meurt,

Je chante le sang noir des Sept Cités de Cibola

Où le lichen du vin déroule ses violettes.

Je chante Alvar Nunez Cabeza de Vaca

Épine d’or au talon du Monarque.

 

Je chante au loin vers tes champs de lumières

Où fleurissent les yeux de Jacataqua,o Princesse, anémone au cœur de ses guerriers,Jacataqua de notre sang et du vôtre épousés,

Hommes d’airain, je chante vos enfants de la terre.

 

Je chante rouge la mort de Sitting Bull

Dressé dans la conscience au plus altier des gratte-ciel.

Je chante noir la mort illuminée de Sitting Bull

Qui veille libre au poing de la Statue,

Sitting Bull des prairies

Où sont fermées les vieilles cicatrices de la gloire.

 

Je ne suis pas d’ici, mais je chante.

 

J’enchante les oiseaux, les femmes de vos nuits,

La lune chaude à l’heure de septembre

Sur la terre foulée par les hardes sombres

De Sitting Bull.

 

Je ne suis pas d’ici, mais je chante.

 

Vous dites qu’ont vécu les fins soleils,

Vous dites qu’est fané le plumage d’aurore;

Leur chair est en poussière et vous foulez leur chair.

Mais la victoire est dans le roc,

Le triomphe dans les rivières,

Vous ne pouvez les effacer.

O Vérité dans la mémoire des collines,

O Vie dans le silence des falaises,

Remords comme une flèche au cœur.

 

 

 

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